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Gardien
des morts chez les Égyptiens puis des portes de l'enfer chez les
Grecs, le chien est sans doute l'animal le plus proche de l'homme.
Dans l'histoire du chien, les débuts de la domestication remontent
entre 16000 et 15000 avant J.-C. dans des groupes de chasseurs. En
comparaison le cheval sera domestiqué par des groupes nomades entre
4000 et 3000 avant J.-C.
D'après les premiers faits de l'histoire du chien, celui-ci aurait
été simplement apprivoisé parmi d'autres animaux, tels les chacals,
les rongeurs. Mais c'est le seul maintenu en dépendance, car il
aurait montré plus d'aptitudes à une socialisation primitive. Le
chien a pour ancêtre le loup.
Le chien primitif serait un chien de chasse qui aidait l'homme.
Dans l'Antiquité, les chiens servaient aux combats, à la production
de viande et étaient aussi supports de croyances et de rites de type
religieux. Plus tard, sous l'Empire romain, ils étaient des animaux
de compagnie, des gardiens de troupeaux, et utilisés pour la chasse.
Au Moyen Âge, dans les campagnes et les milieux populaires, les
chiens suscitent des peurs collectives et font l'objet
d'exterminations quotidiennes. Pour la noblesse, par contre, ce fut
l'âge d'or de la vénerie.
À la Renaissance, la passion des hommes pour la chasse parvint à
conserver une place aux chiens dans la société. La noblesse
considérait le chien comme un signe de puissance et de grandeur.
Ceci permit le développement de races de chiens de compagnie.
Un Parson Russell TerrierAu XIXe siècle, une expansion numérique du
chien s'est opérée. Il est devenu un animal commun.
À la Belle Époque, puis entre les deux guerres, les artistes, les
écrivains et les politiques choisissent des animaux qui les
différencient du commun. Vers 1850, les races de chiens se
multiplient et se diversifient. C'est l'apparition de la cynophilie.
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